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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 12:12

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C'est avec un vrai plaisir qu'aujourd'hui nous accueillons sur les pages de Pépites Ludiques l'un des acteurs qui monte en ce moment dans le secteur de la Distribution des Jeux de Société, Yoann de Black rock Editions ! Vous connaissez très certainement "Garçon!" leur tout premier jeu édité et puis depuis maintenant plus de 5 ans...

 

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pas mal d'eau a coulé sous les ponts et désormais Blackrock Editions c'est un Distributeur à part entière en plus d'être une maison d'édition. Voici les réponses très détaillées de Yoann aux 5 questions que nous lui avons posées. Merci à lui de s'être si gentiment prêté au jeu des questions-réponses. 

 

1- Bonjour Yoann, beaucoup de gérants de boutiques spécialisées te connaissent très bien puisque tu sillonnes les routes de France au sein de tes activités chez Blackrock Editions. Tu es également très présent sur les principales manifestations ludiques et notamment les festivals.

 

Yoann : Alors en quelques mots tout d'abord, quel est ton parcours personnel et quel fut le déclic qui t'a amené à l'univers professionnel du jeu de société ?

J'étais dans le domaine du sport et le tournant vers les jeux de société a été un projet d'étude au cours de mon master dans le management du sport en 2005. Le thème étant la commercialisation d'un jeu de société sur le cyclisme. Le jeu en question était celui de mon oncle, Alain Ollier, "La bonne échappée" (devenu par la suite Leader1). C'était un jeu auquel nous jouions depuis une quinzaine d'années (enfin au début je regardais ;) ) et étudier si la commercialisation d'un jeu que nous adorions était possible me semblait un projet très intéressant. J'ai donc découvert l'univers du jeu de société à ce moment là en surfant sur des sites comme Tric Trac et Jeuxsoc et en allant dans des boutiques spécialisées.

A l'issue de ce projet d’étude, le monde du jeu de société nous attirait mais nous ne connaissions finalement que peu de choses. Nous avions toutefois compris qu'il n'était pas facile de se lancer avec un jeu comme celui-là et que ce serait beaucoup plus aisé avec un petit jeu de cartes. Alain (Ollier) a créé "Garçon!" en 2006 et après de nombreux tests notamment au festival de Panazol nous avons décidé de nous lancer en éditant ce jeu et en créant notre maison d’éditions : Blackrock Editions. Au départ nous voulions éditer le jeu à 3000 exemplaires mais nous ne pensions pas réellement aller au delà. Le jeu est sorti au festival de Cannes 2007 et les ventes de la première année ont été très bonnes. Comme tu le soulignes le fait de faire le tour de France des boutiques a été un point très important puisque cela permettait aux boutiques de nous connaître et de bien connaître le jeu ce qui est je pense prépondérant pour qu'elles puissent le vendre ou tout du moins le proposer aux clients. Les routes françaises étant très belles et les gérants et vendeurs des boutiques très accueillants et agréables nous avons décidé de poursuivre l'aventure....

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2- Tu représentes Blackrock Editions qui est à la fois une maison d'édition et également un Distributeur. Est-ce finalement si évident de gérer les deux casquettes ? Quels sont les points forts d'une telle organisation ?


Yoann : Associer les deux n'est pas évident et c'est d'ailleurs pour cela que nous n'éditons que 2 jeux par an, dont certains en coédition, ce qui nous permet de mieux répondre aux lourdes exigences de la distribution. Notre société reste avant tout une aventure familiale et d'amitié et nous aimons le principe des coéditions pour les relations fortes qu'elles peuvent créer. Cela est d'ailleurs un grand plaisir de travailler avec Alfredo Genovese (GhenosGames), Christian Lemay (Le Scorpion Masqué), Pascaline, Gabriel, Miguel et Matthieu (Cocktail Games) et Roberto Fraga pour notre prochain jeu Merlin Zinzin.

Pour revenir à la question, la casquette distributeur nous permet d'avoir une assez bonne vision de ce que recherchent les boutiques ce qui facilite notre travail d'édition. Nous sommes aussi très attachés à n’avoir que des jeux que nous aimons particulièrement et d’en  avoir un nombre limité de façon à pouvoir réellement tous les pousser.

Pour ce qui est des jeux que nous prenons en distribution, essentiellement les jeux d'Asyncron Games et Ilopeli à l'heure actuelle, nous travaillons un peu comme un éditeur c'est à dire que nous prenons un jeu uniquement si nous y croyons vraiment. Je ne me vois pas prendre la route ou appeler les boutiques en leur proposant un jeu pour lequel nous n'avons pas eu de coup de coeur ou dont les ventes nous semblent incertaines. Nous sommes très souvent en contact avec Olivier Chanry (Asyncron Games) et Arnaud Urbon (Ilopeli) et faisons en sorte de travailler main dans la main.

 

jeu-de-societe-sherlock-blackrock-editions.jpg


Les 2 casquettes me semblent complémentaires en sachant que le dosage Edition/Distribution peut varier selon les opportunités que nous rencontrons. Toutefois la partie distribution nécessite plus de temps, d'énergie et de moyens.


3- Que penses-tu du nombre actuel de sorties de jeux ? Vois-tu personnellement un problème à la profusion des nouveautés ?


Yoann : Les sorties sont effectivement très nombreuses et il devient difficile voire impossible pour les joueurs et même les boutiques de tout suivre. Je ne pense pas que cela soit un problème car dans le même temps les informations sur les jeux se sont largement accrues avec des sites comme Jedisjeux pour les news et surtout les vidéos d'explications sur la Tric Trac TV ou sur Vidéorègles.net. Cela permet aux joueurs de se faire une appréciation juste et de voir ce qui est susceptible de répondre à leurs attentes. Comme dit Alain au niveau du foot "Lorsque Canal+ a décidé de retransmettre un match chaque journée de championnat tout le monde disait que plus personne n'irait dans les stades. Seul Bernard Tapie disait que ce serait l'inverse et les chiffres lui ont donné raison." Plus on entend parler d'un domaine d'activité, plus il a de chance de croître. L'augmentation du nombre de sorties, le fait que l'on en parle de plus en plus dans les médias (même si à ce niveau il y a du travail) et les festivals qui apparaissent et grandissent dans tous les coins de France tendent plutôt à montrer que notre passion a de beaux jours devant elle.

4- Quels sont les jeux qui t'ont marqué personnellement l'année dernière et que tu as eu plaisir à découvrir ?

 

Yoann : Malheureusement mon travail et le nombre important de prototypes que nous testons ne me permettent pas de jouer autant que je le voudrais à d'autres jeux édités. Ceux auxquels je prends le plus de plaisir à jouer actuellement sont Famiglia, Kupferkessel and co, Drôles de zèbres, Trader, Kahuna, Medina, Metropolys, Tobago et The Boss. Entre amis ce sont les classiques Time's up, Dixit, Compatibility qui ressortent le plus souvent. Bref on ne peut pas dire que je sois au top de la mode.

5- Quelles seront les grosses nouveautés pour 2012 chez Blackrock Editions (que ce soit pour la partie édition et pour la partie distribution) ?


Yoann : En tant qu'éditeur, nous venons de sortir "Ces années-là..." de Richard Borg (en coédition avec Cocktail Games) auquel je crois beaucoup. Il a vraiment de quoi plaire au plus grand nombre pour les soirées en famille.

 

 

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La prochaine sortie sera "Merlin Zinzin" d'Annick Lobet (en coédition avec Fragames) qui est un jeu coopératif pour les 6 - 12 ans tiré du livre éponyme. C'est un jeu où il faut qu'Arthur et ses amis rejoignent Brocéliande sans être rattrapés par l'ignoble chat de Morphage. Un jeu qui dure une dizaine de minutes mais où l'on finit très essoufflé.

Notre sortie Essen 2012 sera "Blackrock City" (rien que ça) qui viendra rejoindre la gamme de "The Boss". C'est d'ailleurs la même équipe que "The Boss", Alain Ollier et Tony Rochon, et nous espérons que le jeu plaise autant au public. Celui-ci propose une mécanique originale qui impose aux joueurs des choix difficiles et la tension sera là encore au rendez-vous.

Côté distribution, nous croyons beaucoup à "La Venise du Nord" (AsyncronGames) de Sébastien Dujardin. C'est un Catane++ qui devrait beaucoup plaire aux joueurs.

Enfin 2 jeux rejoindront la gamme "jeux futés" (Jurassik, Sherlock, Antartik) chez Ilopeli avec le très original "Skeleton Island" de Florian Fay et un jeu d'Alain Rivollet qui sortira en fin d'année.

Il y aura également deux ou trois autres nouveautés mais c'est un peu tôt pour en parler.

 

Bref plein de projets enthousiasmants. Les boutiques n'ont pas fini de me voir et de m'avoir au téléphone. J'espère qu'elles me supporteront encore longtemps...

 

Merci Yannick pour ce questionnaire et longue vie à Pépitesludiques.com!

 

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 10:11

Ice3-500-.jpgL'équipe de Pepitesludiques.com est super fière d'accueillir Olivier Mahy aujourd'hui sur ses pages. C'est l'auteur de ICE3, le futur jeu givré à paraître le 13 avril sur les meilleures étals. Frissonnez de plaisir en découvrant ce jeu à base de véritables glaçons. Let's go pour le jeu des questions-réponses avec son auteur !!

 

1- Olivier, ton Aventure Givrée est en train de se concrétiser puisque ton jeu ICE3 est sur les starting blocks pour sortir dans le commerce. Te souviens-tu de ta toute première présentation du jeu dans les locaux de Witty Editions ? :o)

 

Olivier Mahy : Oui je m’en souviens très bien, j’y ai eu un très bon accueil. A cette « époque » le jeu était différent puisqu’il y avait un vrai plateau. ICE3 à évolué suite aux différents tests qui ont suivi pour finalement arriver au résultat actuel. Je suis très content de l’évolution du jeu entre cette première présentation et la version finale !

 

 

 

 

 

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2- L'achat de ta glacière super-sonique avec prises USB et digital dolby surround est-il aujourd'hui un plus indéniable ? Quels sont  ce jour ses voyages et son nombre (approximatif) de kilomètres ? Et quel sera son prochain voyage ? :o)

 

Olivier Mahy : Effectivement cette glacière du futur me permet de sélectionner les glaçons les plus résistants et de les faire voyager aux quatre coins de la France (et j’espère bientôt du monde ;D ).

Elle a déjà un visa bien rempli ! – Pas mal d’allers-retours entre chez moi et le siège de witty édition (10x60 KM) 

- Deux voyages  Paris/ Clermont-Ferrand (un pour voir Korben et l’autre pour le festival LUDIX où j’ai eu le prix de la créativité) soit 1800 KM

- Paris/ Orléans: 250 KM

- Paris/ Cannes: 1800 KM

- Paris/ festival Ludinord : 470 KM

Soit un total de beaucoup de kilomètres ! Et ce n’est pas fini… Nous partons dès le week-end prochain à Bordeaux.

 

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3- L'ouverture de ta première boîte, alors, alors....quelles sensations ? 

 

Olivier Mahy : Un GRAND moment d’émotion !!! Je crois d’ailleurs que ça s’est vu sur la vidéo diffusée récemment sur le site. J’ai mis quelques heures à réaliser que mon idée givrée était désormais concrète et à la disposition de tous. Je dois aussi avouer que j’étais fier de moi et du travail réalisé avec la witty team.

 

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4- La phase de fabrication a duré 3 mois et les allers-retours givrés pour finaliser tous les fichiers-imprimeurs fin novembre furent très intenses. Qu'as-tu retenu de cette expérience ? Comment cela s'est-il passé pour toi durant cette phase ?

 

Olivier Mahy : Au début j’avais pensé à l’auto-édition mais maintenant que j’ai constaté l’ampleur du travail pour développer ICE3  je ne regrette pas d’avoir confié le projet à Witty Editions. C’était très intéressant de voir le projet évoluer et j’ai en plus eu la chance de pouvoir donner mon avis sur chaque étapes et décisions pendant toute la phase. Ca a été pour moi très motivant et plaisant car c’était un peu mon appréhension d’être mis à l’écart sans avoir mon mot à dire (et tu sais, Yannick, que j’ai toujours des idées et des choses à dire ^^).


5- AlexA s'est bien éclaté à réaliser toutes les illustrations de ton jeu. Est-ce que toi aussi tu t'es bien éclaté dans cette phase ? Es-tu content du résultat final, maintenant que tu as ta première boîte entre les mains ?

 

Olivier Mahy : J’adore le travail d’AlexA ! Dès que j’ai vu ses premiers dessins j’ai su que ça allait le faire, il a su garder l’esprit fun du jeu et donner vie aux glaçons. J’ai bien aimé l’implication des édinautes qui ont donné leur avis sur les cartes et la boite (c’est important d’avoir des retours extérieurs avant la finalisation).

Le résultat final est excellent, on est bien loin des « gribouillis » de mon premier proto, et heureusement… Encore bravo et merci à AlexA !

 
6- L'édition participative, pour toi, cela a représenté quoi pendant toute la phase de financement ?

 

Olivier Mahy : Ca a représenté un soutien rassurant quant à la vie future du jeu. C’est plaisant de voir que des gens que je ne connais pas (je n’ai pas 436 personnes dans ma famille) croient en mon idée et investissent pour me permettre de réaliser un rêve!  

 

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7- 436 personnes ont cru dans ton projet et on participé à son financement. Qu'aimerais-tu leur dire et leur demander maintenant, à quelques semaines de la sortie du jeu dans le commerce ? Des photos de leurs premières parties ?

 

Olivier Mahy : Encore une fois un immense MERCI !!! Leurs premiers retours de partie, suite à l’envoi des boites, sont très positifs donc ça me fais déjà super plaisir, je ne leur demande maintenant que se s’amuser en famille ou entres amis en faisant fondre des glaçons.

Effectivement c’est toujours sympa de recevoir des photos de parties et des commentaires ou anecdotes, n’hésitez pas à posté sur le site ou sur la page facebook !

 
8- Quel est ton personnage givré préféré ? Allez, allez...un p'tit scoop :o)

 

Olivier Mahy : L’intouchable ! Sans hésitations ;) je le trouve terrible avec sa houppette et sa posture de super héros.

 

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9- Comment se passe la préparation de la sortie de ICE3 dans le commerce ? Quelles sont les initiatives qui vont être mises en place ?

 

Olivier Mahy : C’est chauuuuuuuuud! J’ai hâte d’être au jour de la sortie officielle… Le vendredi 13 Avril 2012 !!! (J’espère que cette date portera chance au jeu).  

Je vais aller à Bordeaux pour promouvoir le jeu et je continue à faire des démonstrations dans des magasins spécialisés régulièrement. Il y a d’autres initiatives mais elles sont gardées bien au frais dans le congélo…

 

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10- ICE3 sera apparemment présent dans plus de 20 millions d'exemplaires de catalogues de Noël cet hiver. Tu confirmes ?

 

Olivier Mahy : OUI ! Ca à été une super bonne nouvelle, peut-être que le père noël livrera beaucoup d’ICE3 en 2012 ;)

 

11- Un site dédié devrait voir le jour très prochainement. Tu confirmes aussi ?

 

Olivier Mahy : OUIIIIII, ça aussi c’est énorme ! Tout ce qui se passe autour du jeu, avant même la sortie, commence à prendre des proportions que je n’aurai jamais imaginé.

 

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12- Comment s'était passée ta rencontre avec Jamie Gourmaud, l'animateur TV dont on a vu les photos. Quels souvenirs en gardes-tu ?

 

Olivier Mahy : Très sympa ! Jamie nous a reçu très gentiment et s’est livré à une lutte sans merci. ll faut dire qu’il a des connaissances scientifiques pour être plus efficace ( il a gagné la partie).

 

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13- La collaboration avec l'équipe de Witty Editions concrètement comment cela s'est-il passé et comment cela se passe-t-il dans cette phase active de préparation de la sortie commerciale. Coups de téléphone ? Réunions dans le locaux ?

 

Olivier Mahy : Tout se passe très bien, on discute beaucoup, aussi bien en réel que par mail ou téléphone. Le dialogue est ouvert. Je peux me permettre de donner mes idées, même les plus farfelues, il y aura toujours discutions voir débat. J’ai en plus la chance d’être en région parisienne donc c’est plutôt facile de se voir. C’est très agréable de travailler en toute confiance !

 

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14- Tu étais présent au récent Festival International des Jeux de Cannes. Quels souvenirs en gardes-tu ? Il y avait un monde fou à ta table...les journées n'ont pas été trop crevantes ?

 

Olivier Mahy : C’était irréel! J’en garde un souvenir mémorable. C’était 3 jours de folie et épuisants mais quel bonheur de voir autant de personnes intéressées par le jeu et même attendre 1 heure pour tester. D’autres sont arrivés en courant à l’ouverture du dernier jour pour être sûr de jouer, ou encore ont réservé leur partie. J’ai été interviewé par une radio et ai signé des autographes (à Cannes on se prend vraiment facilement pour une star).

J’ai été ravi de rencontrer des édinautes, de jouer avec eux, de voir leurs réactions et discuter tout simplement.

 

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15- ICE3 était aussi présent aux soirées OFF de ce Festival. Quel fut l'accueil des joueurs ?

 

Olivier Mahy : Excellent. Le 2ème soir, des joueurs m’ont repéré avec ma fameuse glacière dès que je suis arrivé et c’est eux qui m’ont trouvé une table et des chaises pour m’installer. On a même joué à 10 (en équipe de 2) et c’était une partie complètement délirante !

 
16- Tu as eu récemment d'autres interviews, notamment sur Gamestories.fr. Alors, alors, quelles impressions cela fait-il ?

 

Olivier Mahy : Ca fait encore et toujours plaisir de voir que le monde ludique commence à s’intéresser à moi…….et surtout à ICE3.

 

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17- ICE3 participera au prochain Concours Lépine ? Confirmes-tu ?

Olivier Mahy : Je confirme. Avec près de 400 000 visiteurs chaque année ça promet d’être un grand moment aussi. En plus de la participation au concours c’est une belle occasion de faire connaitre le jeu et de rencontrer le public.

 

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18- Un dernier mot avant la sortie de ICE3 dans le commerce...As-tu ta panoplie complète de T-shirts givrés ? :o)

 

Olivier Mahy : Oui j’ai déjà deux T-Shirt et un sweat ! J’attends avec impatiente l’édition limité avec mon glaçon préféré : l’intouchable !

https://mail.google.com/mail/images/cleardot.gif

 

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Olivier, super merci pour toutes ces réponses ! C'est très détaillé et cela fait plaisir de voir une telle aventure ! Plein de bonnes choses pour la sortie imminente de ICE3 dans le commerce !

 

Et pour en savoir plus sur ICE3, cliquez dès maintenant sur le lien suivant : cliquez ici pour accéder à la fiche officielle de ICE3 !

 

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Published by Pépites Ludiques - dans Interviews
14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 12:04

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Pepitesludiques.com a le plaisir d'accueillir aujourd'hui sur ses pages, Matthieu d'Epenoux. Vous le connaissez toutes et tous et vous l'avez forcément croisé sur les récents Festivals ou Salons. Casse-toi Pov' Con, c'est de sa maison d'édition, Compatibility ou Tchin-Tchin aussi. L'excellent Tokyo Train aussi. Bref, que du bon et des jeux d'ambiance bien fun !

 

C'est parti pour les questions !

 

1- Matthieu, quelles furent les nouveautés de ce début d'année chez Cocktail Games et notamment comment s'est passé le Festival des Jeux de Cannes ?

 

Matthieu : Le Festival des jeux de Cannes c'est l'une des plus belles vitrines de la création ludique francophone. Des dizaines d'exposants, des milliers de visiteurs, un vrai succès public avec des visiteurs curieux et enthousiastes. C'est vraiment un très chouette salon où ne regrettons pas d'être présent. 

 

On en profite bien sûr pour mettre en avant à la fois nos plus récentes sorties mais également les jeux à venir. Cette année, c'était :

 

- CES ANNNEES LA, un jeu inter-générationnel où il va falloir retrouver avec plus ou moins de précision les dates d'événements compris dans une tranche entre 1970 et 2009 ;

 

- SI J'ETAIS PRESIDENT, la suite logique du JEU CASSE-TOI POV'CON où là on est Président de la République et où il faut composer un gouvernement avec des peoples qui ont des compétences plus ou moins fortes dans certains ministères ;

 

- BUBBLE TALK, un jeu crétin-crétin avec des photos délirantes qu'il va falloir légender.

 

 

2- En parlant de ce Festival, que penses-tu de son format actuel ? Tu t'es exprimé sur la Cérémonie de remise de l'As d'Or. Avec du recul, quel est ton bilan de ce type de Prix ?

 

Matthie : 3 jours c'est court, trop court. Je suis conscient que le raccourcissement de la durée du Festival est lié à des problèmes de budget mais reste convaincu que la manifestation y gagnerait à durer 1 jour de plus.

 

Sur le prix lui-même, je pense qu'il serait utile de revoir la formule en en faisant un vrai prix public avec :

-Un vote du public sur la base d'une présélection faite par le jury ;

Une remise des prix qui pourrait avoir lieu de manière non cloisonnée en présence du public du festival au sein même du festival ;

Un renouvellement par tiers du jury tous les 3 ou 4 ans pour amener un peu de sang neuf.

 

Je pense également qu'il est indispensable d'imposer aux éditeurs nominés de co-financer une mini plaquette "Nominés" qui serait glissée dans les boîtes des jeux et ferait la promotion du label.

 

Ces changements sont à mon sens indispensables si l'AS d'OR-JEU DE L'ANNEE ne veut pas se faire manger tout cru par LE COCKTAIL d'OR (actuellement le prix le plus prestigieux du secteur) et LE JEU DE L'ANNEE LIDJA.

 

 

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3- Cocktail Games commence à adapter ses jeux sur Ipad. Quelles seront les prochaines parutions sur ce type de support ?

Matthieu : Pour le moment, seul TRADER a été porté sur IPAD. On a eu la chance de travailler pour ce jeu avec l'un des meilleurs développeurs dans le secteur, Monsieur Stéphane MAUREL et notre souhait est bien sûr de continuer avec lui sur d'autres jeux dans la mesure bien sûr de ses envies et disponibilités.



4- Tu étais au récent Festival de Ludinord le week-end dernier. Impressionnante l'organisation, non ? Quel est ton bilan personnel sur cet évènement ?

 

Matthieu : Une belle organisation, de la bonne humeur et de la simplicité, voilà ce qui caractérise à mon sens LUDINORD. La rançon du succès c'est que si cette manifestation continue à grossir (ce que je souhaite), il va probablement falloir changer de lieu pour éviter un engorgement du public.



Sijetaispresident.jpg5- A quelques encablures des élections, comment cela se passe-t-il pour les 2 jeux que tu édites sur ce thème ? Martin Vidbergl 'illustrateur de Casse-toi Pov' Con, était justement en dédicaces à Ludinord le week-end dernier. L'attrait des médias semblent très important pour ce type de jeux thématiques...

Matthieu : Pas mal. Casse-toi pov'con est un joli succès commercial et à mon avis ce n'est pas fini. J'espère que Si j'étais président suivra la lignée de son grand frère. De toutes les façons, il faut garder la tête froide car on ne construit pas une entreprise sur un ou deux jeux qui vont attirer les faveurs des média mais plutôt sur une gamme cohérente et réfléchie. 

 

Merci.

 

Matthieu

 

 

 

Envie d'en savoir plus sur les jeux de la gamme Cocktail Games ? Cliquez sur le lien suivant : cliquez ici pour accéder au site officiel de Cocktail Games.

 

Un grand merci Matthieu pour tes réponses et plein de bonnes choses pour "Et si j'étais Président" !

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 09:00

Nous avons le plaisir d'accueillir aujourd'hui sur Pépites Ludiques le Fondateur de la maison d'édition Gameworks. Sébastien Pauchon nous fait un retour à chaud sur ses nouveautés du moment ainsi que le dernier Festival des jeux de Cannes. Un grand merci pour ses réponses !

 

logogameworks.jpg1- Sébastien, tu es éditeur et le fondateur de Gameworks et on ne te présente plus. En quelques mots, comment s'est passée l'année 2011 pour toi au niveau des sorties de jeux ?

Sébastien Pauchon : Bien, merci. On a deux nouveaux dans la gamme : Tschak, un jeu de plis de Dominique Ehrhard, thématisé dungeon crawler qui se range dans la collection Sobek-Jaipur, et Bonbons, le premier jeu édité de Marc André, un memory avec un petit twist et un thème sucré s'il en est. 

 

Tous deux sont magnifiquement illustrés, le premier par Vincent Dutrait, et le second par Mathieu Leyssenne. 

 

Le démarrage a été très bon, malgré un retard conséquent de la part du fabricant allemand qui a un peu planté tout le monde en fin d'année. Mais bon, les démarrages sont toujours bons, on verra à terme...

 

 

2- Tu étais au récent Festival des Jeux de Cannes. Quel bilan personnel tires-tu de cette dernière édition ?

 Sébastien Pauchon : On a beaucoup ri, trop mangé de sushis, et pas du tout assez dormi, comme il se doit.

 

3- Quels sont les jeux qui ont retenus ton attention sur les stands ?

Sébastien Pauchon, Fondateur de Gameworks : PIX, bien sûr ! ;-)

Naan, je dis ça surtout parce que c'était effectivement la sortie de PIX, notre Arlésienne, et que j'ai passé presque tout le salon sur le stand Asmodee, sur lequel nous avions un espace dédié. Je n'ai malheureusement pas vu grand chose d'autre... Dommage, j'aurais bien voulu par exemple jouer au proto presque définitif de Méditerranée...

 

 

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4- Justement en parlant de Cannes, qu'as-tu pensé à titre personnel des soirées OFF de cette année ?

Sébastien Pauchon : Je trouve assez hallucinant l'énergie qui s'en dégage ! On dirait qu'il y a des milliers de protos et autant de joueurs / testeurs passionnés. D'ailleurs, je serais curieux de connaître les chiffres réels.



5- Quelles sont tes meilleures impressions ?

Sébastien Pauchon : L'ambiance générale, ça rit pas mal, ça tchatche, et personne ne semble trouver le sommeil utile.

 

 

6- Que penses-tu personnellement du palmarès de l'As d'Or 2012 ? Un bon crû ?

 Sébastien Pauchon : Je suis très content pour Takenoko, dont l'édition est littéralement exemplaire. Félicitations à Antoine et toute l'équipe de Matagot/Bombyx !

 

 

7- Enfin, quelle sera ton actualité ludique pour 2012 ? As-tu des scoops à révéler ?

Sébastien Pauchon : Nous avons donc sortie PIX il y a deux semaines, et nous devrions voir arriver une réédition de Crazy Circus cet été. Ce sera probablement tout pour cette année, à moins d'une petite extension pour l'un ou l'autre de nos jeux, mais rien n'est sûr.

 

Pour le reste, nous sommes sur un gros projet avec Manuel Rozoy, qui nous a présenté une sorte d'hybride jeu de société / jeu de rôle, mais qui ne verra probablement pas le jour avant l'été 2013.

 

 

 

Un grand merci Sébastien pour ces réponses. Très bon courage pour 2012 et vraiment excellente cette nouveauté PIX ! Le test Pépites Ludiques est programmé pour dans pas longtemps d'ailleurs. Une très très bonne note se profile à l'horizon au vu de la réussite des tests !

 

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 15:28

L'univers du jeu de société ce sont des éditeurs, des distributeurs, des gérants de boutiques spécialisées, mais également et surtout des joueurs, des passionnés ! J'ai donc le plaisir aujourd'hui d'inviter sur mon blog Valahuir qui partage avec nous sa passion pour les jeux de société.

 

1- Valahuir, vous êtes un membre actif de la communauté ludique et des forums spécialisés, quelle l'origine de votre pseudonyme ?

Valahuir : Tout d'abord, je tiens à dire que je ne suis qu'un joueur et un internaute comme les autres, je ne me sens absolument pas différent ou plus intéressant que des centaines d'autres sur Tric Trac et que je suis assez surpris de cette initiative, d'autant plus que je ne suis pleinement dans le jeu de société que depuis quelques années. Ceci dit, le jeu est une véritable passion et je passe beaucoup de temps à arpenter le forum Tric Trac. En ce qui concerne l'origine de mon pseudo, cela date de la fin de mes années de secondaire (ça correspond au Lycée en France je pense...). Une bande d'amis s'étaient lancés dans le jeu de rôle, et je les ai rejoint en cours de route. C'était du Warhammer JDR. J'ai dû choisir un personnage, un mage elfe. Il fallait choisir son nom, et parmi la liste proposée, il y avait Valahuir, dont la sonorité me plaisait. Le groupe n'a pas duré très très longtemps, mais je me suis super bien marré lors de ces parties et ce nom m'est resté, et j'ai dédicé de continuer à le faire vivre à travers les forums.

2- comment décririez-vous votre passion pour le jeu de société ? Quels sont les jeux que vous préférez et pourquoi ?

Valahuir : Ma passion est assez récente, vu que je ne pratique les jeux dits modernes que depuis 3 ans environ. J'ai toujours adoré les jeux de société quand j'étais plus petit et je jouais aux classiques comme le Monopoly, Destins ou Hôtel. Mais plus personne ne voulait jouer avec moi, car j'avais trop de chance M. Green, et c'est un peu retombé. Puis je découvre par hasard que des soirées jeux s'organisent près de mon université et ce fut le déclic. De là j'ai découvert Tric Trac, me suis renseigné sur différents jeux et je suis entré dans la phase d'achat compulsif! Je n'en suis toujours pas tout à fait guéri d'ailleurs Moqueur

Je me définis plutôt comme un gros joueur et j'apprécie de passer plusieurs heures sur un jeu. J'aime les jeux de gestion et la présence d'un mécanisme innovant est toujours un plus pour moi. Mais il n'y a pas que la mécanique, un thème bien retranscrit aide aussi à apprécier le jeu, même si ce n'est pas le plus important. J'ai également un faible pour les coopératifs,avec traitre ou non^^. Au niveau du thème, j'apprécie tout particulièrement l'antiquité, notamment le tout récent Munera: Familia Gladiatoria. Mais même si je préfère un gros jeu, j'aime terminer une soirée par de plus petits jeux, des jeux d'ambiance pour rigoler un bon coup et terminer la soirée en beauté. Je suis un grand fan des Loups-Garous, même si dans mon groupe de joueurs j'ai souvent du mal à trouver des amateurs. Par contre, je me sens moins attiré par les wargames ou les jeux à l'américaine, peut-être parce que je n'ai pas encore eu l'occasion d'en essayer. Je suis encore un jeunot dans le milieu.

3- L'actualité ludique est de plus en plus chargée. A titre personnel qu'en pensez-vous ? Y-a-t-il trop de sorties de jeux ?

Valahuir : Je vais avoir des difficultés à répondre à cette question vu que je n'ai pas assez de recul pour pouvoir comparer sur un plus grand laps de temps. Ceci dit, il est vrai que les sorties s'enchaînent rapidement et que les éditeurs proposent un nouveau jeu à peine quelques mois après leur précédente sortie. Il y a des avantages et des inconvénients: plus de sorties de jeux signifie une plus grande diversité, et fatalement, plus de chance de trouver un jeu excellent que l'on va particulièrement apprécier. D'un autre côté, on ne prend plus le temps d'approfondir un jeu, on y joue une fois et on passe déjà à la nouveauté. Pire encore, on achète des jeux et ils ne sont même pas essayés! C'est malheureux à dire, mais je suis hélas aussi dans le cas... Je lorgne déjà sur de futures sorties alors que des achats d'Essen n'ont toujours pas été joués par exemple... Nous vivons dans une société de consommation, et il est assez logique que cette mentalité se retrouve aussi dans l'univers du JDS. Je ne pense pas qu'il y ait vraiment trop de sorties, mais simplement maintenant, il faut faire un choix, il devient impossible de tout suivre et le joueur doit faire le tri dans cette diversité de nouveautés qui lui est offerte.

4- Quels sont les jeux dont vous attendez prochainement la sortie avec impatience ?

Valahuir : J'attends avec impatience Olympos, le futur Ystari, mais aussi la réédition de Res Publica Romana chez Edge. Je ne l'ai jamais essayé, mais c'est un grand classique et rien que pour le thème, je ne peux pas le laisser passer. Je jette aussi un oeil sur de futures extensions pour 7 Wonders et Cyclades, et un jeu à venir chez Z-Man games normalement, Wok Star. Et surement pleins d'autres encore, mais voilà ce qui me vient à chaud. Ah, et j'oubliais Witty Chronos, j'ai hâte d'avoir le jeu entre les mains et de voir si la réalisation sera à la hauteur de la trouvaille ludique qui fait la mécanique du jeu.

5- Que pensez-vous du prix actuel des jeux de société en France ?

Valahuir : Vu que je suis encore étudiant, les jeux de société représentent un fameux budget pour moi, et j'ai souvent tendance à y consacrer un peu trop... A nouveau, je ne saurai me prononcer sur une évolution du prix, je ne suis pas "du milieu" depuis assez longtemps. Je pense que le prix est relativement stable, parce qu'il y a un "effet de gamme", mis en place par les éditeurs. En tant que joueur, même sans connaitre un jeu, nous pouvons estimer son prix rien qu'en voyant sa boite: les grosses boites carrées tournent aux alentours de 40-45€, le "format citadelles" = 20€, les boites métalliques pour des party games sont entre 10 et 15€, etc.... Il y a des balises, une sorte de norme implicite en quelque sorte. Les joueurs ne s'attendent pas à trouver une petite boite à 30 euros, ou un gros jeu à 20 euros! Le corrélat de cet effet de gamme, c'est la tendance que vont avoir les joueurs à comparer les différents jeux d'une même gamme, et d'un même ordre de prix. Par exemple, pour 40€, il y des jeux comme Fresco ou Dungeon Lords, qui sont extrêmement bien travaillés, avec une superbe présentation et un matériel particulièrement riche, et pour le même prix il y a 7 Wonders, qui contient surtout des cartes, quelques plateaux et pas mal de soucis de matériel, ou encore Munera, avec des pièces en bois minuscules, petites cartes et plateaux, pour un même prix. Le but n'est pas de critiquer, j'apprécie énormément tous les jeux cités, mais lorsque je pense aux prix des jeux et à cet effet gamme, je ne peux m'empécher de comparer les jeux entre eux, et de me dire "mince, dans celui-ci, il y en a moins pour mon argent", ce qui est assez absurde, car au final, je prends autant de plaisir lorsque j'y joue, mais bon, la nature est ainsi faite.

En tout cas,je pense que le prix d'un jeu de société reste faible comparativement au plaisir fourni et au nombre d'heures de plaisir que nous pouvons passer dessus. Cela reste néanmoins un budget conséquent, que tous ne peuvent pas forcément se permettre (ex: les grosses boites pleines de figurines, qui peuvent monter à 80/pce).

 

Merci Valahuir d'avoir partagé avec nous ce moment discussion autour de l'univers passionnant du jeu de société.

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Published by Yannick - dans Interviews
17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 16:14

MontCristo-auteurs.jpg1- Arnaud Urbon et Charles Chevallier, vous êtes les deux auteurs du nouveau jeu des éditions Filosofia : Monte Cristo. Tout d'abord, pourriez-vous nous présenter votre parcours ludique personnel respectif ? Quels sont les jeux auxquels vous aimez bien jouer ?


Arnaud Urbon :
J'étais un joueur de jeu de société classique familiaux (Monopoly, Risk et Belote) et avec mon meilleur copain dont le père rapportait parfois des perles d’Allemagne (Lièvre et le hérisson, Space hulk, Formule dé, Super Gang) je les ai peu à peu délaissés à l’adolescence au profit du jeu de rôle. Le jeu de société m’a repris à l’âge adulte lorsque les contraintes familiales et professionnelles ne me permettaient plus de passer des nuits blanches sur le JdR. C’est un collègue de boulot qui m’a remis au jeu il y a 10 ans avec Les Colons de Catane et autres Elfenland… puis la découverte du chef-d’œuvre absolu qu’est Tigre et Euphrate. J’ai toujours créé des jeux, des variantes ou des scenarii de JdR. Je suis l'auteur, avec Ludovic Vialla, de Khronos et Utopia aux éditions du Matagot, avec qui j'ai gagné deux fois le prix de la Ludothèque de Boulogne-Billancourt.

Charles Chevallier
: Ma découverte des jeux de société date d'une trentaine d'années avec la lecture de Jeux & Stratégie. J’y ai découvert le JdS et le jeu de rôle. J'ai donc commencé à créer des jeux abstraits puis à écrire des scénarii de JDR, puis enfin quelques participations à des grandeurs nature. J’ai tout arrêté vers l’âge de 25 ans avant de redécouvrir le jeu moderne récemment, suite à la rencontre avec Pascal Pelemans et Catherine Dumas avec qui nous avons gagné le prix de la Ludothèque de Boulogne-Billancourt pour le jeu St Benoît (devenu Intrigo chez Hazgaard éditions). J’aime les jeux allemands courts à mécanique innovante, lpresque abstraits (Clans, Himalaya, Meuterer, Tikal ou Taluva) et les jeux de récits (LDVELH, Labyrôles). Je suis l'auteur de Jurassik aux éditions Ilopeli qui sort en ce moment aussi.

2- Quel fut le déclic de votre collaboration sur Monte Cristo ? Comment est né le projet ?

Arnaud et Charles : Nous nous connaissions avant (nous avons gagné tous les deux Boulogne en 2009 avec 2 jeux différents). Et Charles travaillait sur un mécanisme de file d'attente qui était attirant car original mais qui ne fonctionnait pas du tout (rires) et il l'a montré à Arnaud qui est connu comme un "règleur" d'exception. Et de fil en aiguille, on a travaillé ensemble sur le jeu, amélioré l'Action Slide, changé les actions au fur et à mesure que le jeu s'affinait, etc... C'est au final un jeu qui doit autant à l'un qu'à l'autre.

3- Pourriez-vous nous expliquer un peu plus en détails le parcours que vous avez eu pour trouver une maison d'édition pour Monte Cristo ? Comment s'est opérée la rencontre avec Filosofia ?

Arnaud et Charles : Assez naturellement. Nous connaissons Sophie Gravel (the boss) et Martin Bouchard (développement jeux) depuis de nombreuses années, nous les croisons régulièrement lors des salons et à chaque fois, ils jettent un œil à nos créations. Nous leur avons présenté Alcatraz (ancien nom de Monte Cristo) au salon d'Essen 2009 et cela les a intéressés. Et puis nous avons continué à le travailler, et à Nuremberg 2010, nous leur avons présenté la nouvelle version et ils nous ont dit qu'ils voulaient l'éditer !!! C'était la première fois que Filosofia se lançait directement dans l'édition ; et c'était avec notre jeu !!!

4- En quelques mots, quels sont les ressorts stratégiques qui animeront les futures parties des joueurs de Monte Cristo ?

Arnaud et Charles : Le Secret de Monte Cristo est un jeu que nous avons voulu accessible, donc avec des choix simples, mais riches. Ces choix s'effectuent sur des actions comme la distribution (gemmes), le partage (cartes) et le placement (aventuriers). Mais c'est avant tout un jeu de programmation qui grâce à l'Action Slide (les toboggans à billes) et le Shuffle (le remaniement) vont faire que l'on peut contrôler l'ordre et le timing des actions que nous allons effectuer.

5- Serez-vous présents au Festival International des Jeux de Cannes pour présenter le jeu ? Et de manière générale, que pensez-vous des salons dédiés aux jeux ? (Et quel est votre favori pour l'As d'Or 2011?)

Arnaud et Charles : Oui, bien sûr. Nous serons sur le stand Filosofia pour jouer avec les visiteurs qui voudront se frotter au château d'If !!! Ce n'est d'ailleurs pas le seul salon ludique que nous fréquentons, on peut nous croiser au monde du jeu à Paris, à Essen et Nuremberg.


Pour l'As d'or, sans nous risquer à donner de pronostic, nous regarderons évidemment plus du côté du prix spécial car nous jouons plutôt à de "gros" jeux et nous avons essayé tous ceux en compétition.

 

Merci Arnaud et Charles pour la participation à ce blog.

Pour retrouver plus d'informations sur le jeu Monte Cristo, voici le site de la maison d'édition Filosofia : http://www.filosofiagames.com/

 

Vous aussi vous souhaitez faire parler de vos jeux ou faire diffuser vos communiqués de presse ? Pour cela rien de plus simple puisqu'il suffit de m'écrire à contact.jeuxyannick@gmail.com

 

Je ne publie pas tous les communiqués mais les choses que j'aime, je prends toujours un immense plaisir à les découvrir plus en détails !

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Published by Yannick - dans Interviews
4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 17:52

Ce matin, j'avais un rendez-vousdes plus intrigants dans l'immense tour de la Marwanny Corporation, en plein coeur du quartier le plus branché de la Capitale. Au 117ème étage m'attendait, détendu dans son jacuzzi entouré de nombreux gardes du corps, le Président Directeur Général le plus médiatique de ces dernières semaines : John-Harvey Marwanny, dont le jeu de cartes fait un véritable carton actuellement sur toutes les étals ludiques de France.

 

Impatient de pouvoir poser mes questions, je me suis tout d'abord détendu dans un grand canapé en cuir faisant l'angle de l'immense pièce de 500mètres carrés servant de bureau de réception à JHM, comme le surnomme maintenant les médias.

 

Atmosphère à la Largo Winch et hélicoptère sur l'immense terrasse recourverte de pelouse. Le décor était renversant, tant par sa beauté que par le luxe de ses décorations. Au mur, je pouvais retrouver les toiles de Grands Maîtres dont j'avais pu admirer le coup de pinceau dans quelques grands musées de la Capitale.

 

Bref, le décor était planté pour siroter un bon verre de Cognac de 50 ans d'âge, tout en attendant l'arrivée de JHM. Les questions ont alors pu débuter et j'ai le plaisir de vous retranscrire ici notre interview :

 

jeu-plan-social1- La Marwanny Corporation vient de frapper un grand coup avec la sortie de son jeu "Le Plan Social". Comment est né ce projet entrepreneurial très ludique ? Qui compose l'équipe de la Marwanny Corporation ?

 

John-Harvey Marwanny : Alors qu'avec Hans Margoulinski et trois jeunes Ukrainiennes aussi charmantes que peu farouches, nous étudiions les courbes généreuses de différents investissements, j'ai pris conscience de la chance qui était la nôtre. Dans un élan de bonté, j'ai eu envie de révéler au grand public l'un des secrets de la réussite économique. L'idée est venue à Hans de proposer un cours pratique sous forme de jeu. Le principe de « Plan social » était né. Nous sommes immédiatement sortis du jacuzzi pour nous mettre au travail.

 

2- Le Plan Social vient de recevoir le prix du meilleur buzz médiatique décerné lors du salon du jeu 2011. Premières impressions de la Marwanny Corporation ?

 

John-Harvey Marwanny : Le buzz médiatique est un phénomène aussi grotesque qu'enthousiasmant.
La plupart des journalistes ont tellement peur de le rater qu'ils sont prêts à raconter n'importe quoi sans rien vérifier, se contentant de (mal) copier leurs petits camarades. Ainsi, au fil des jours, les "informations" s'éloignent de plus en plus de la réalité, comme dans une sorte de téléphone arabe. C'est à la fois affligeant et amusant à observer.

Pour notre part, nous n'avons répondu à aucune interview tant que le jeu était en rupture de stock, car il nous semble problématique d'évoquer un produit que les gens ne peuvent pas juger sur pièce. Mais cela n'a pas empêcher les médias de se livrer à leurs pérégrinations.

 

3- Pourriez-vous nous décrire en quelques plans d'action les rouages du "Plan Social" ?

 

John-Harvey Marwanny : Il s'agit d'un jeu de défausse qui se rapproche dans ses mécanismes du 8 américain ou du Uno. Tous les joueurs sont actionnaires. Chaque carte représente un salarié (cadre supérieur, technicien, employé, ouvrier...) Il y a également quelques cartes spéciales (homme politique en emploi fictif, travailleuse sans papiers...). Le premier joueur qui parvient à se débarrasser de tous ses salariés réussit son «Plan social» et gagne le droit de délocaliser dans un pays totalitaire où la main d'oeuvre est bon marché.

 

4- Comment vous est venu cette idée très marrante de ces personnages
caricaturaux ?

 

John-Harvey Marwanny : Dans le climat actuel où l'espionnage industriel sévit de plus belle, vous me permettrez de ne pas révéler nos secrets de fabrication. Je me contenterai de vous révéler qu'un seul et même acteur joue l'ensemble des 54 personnages.

 

5- Quelles seront les suites du "Plan Social" ? Le succès médiatique aidant,
il se murmure que vous préparez en ce moment même le lancement en production
du jeu à plus grande échelle...

 

John-Harvey Marwanny : Les 10 000 nouveaux exemplaires sont désormais disponibles et la commercialisation commence cette semaine. Je ne suis pas en mesure d'évaluer l'impact de ce buzz médiatique, car il a eu lieu alors que les 3 000 exemplaires initiaux avaient déjà été vendus (en 3 semaines, fin 2010).

 

Après cette discussion sympathique et enrichissante, bien que brève, je fus raccompagné dans la limousine qui m'avait été généreusement proposée à l'aller pour me rendre au pied de la magnifique Marwanny Corporation Tower. Ce fut un moment intense et je n'ai qu'une envie : m'attabler avec des potes et mettre en oeuvre les mesures préconisées par JHM. Le futur plan social, ce sera moi ! :o)

 

Pour retrouver plus d'informations sur JHM et le jeu "Plan Social", vous pouvez cliquer ici !

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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 08:14

1- François, tu étais présent au dernier salon du jeu 2011, un salon dédié aux professionnels. Quelle tendance ludique as-tu décelé pour ce nouvel opus et quelles sont les nouveautés que tu as bien aimées?

 

François Haffner : Difficile de déceler une tendance. Peut-être celle consistant à ressortir des jeux à succès un peu trop vite disparus comme Coyote chez Gigamic, Tricoda (Code 777) ou Mathable chez Black Rock. J'ai aussi découvert quelques nouveautés que je n'ai pas encore eu le temps d'essayer, comme la gamme MJ Games chez Ludyk. J'aime aussi le second degré dans les jeux, comme Plan social, Bistourisq ou l'incontournable Toutou Rista!


2- Au niveau de l'ambiance générale, certains acteurs ont clairement montré des réticences au niveau du format du salon et d'ailleurs beaucoup de grands noms de l'édition étaient absents. Quel est ton point de vue personnel ?


François Haffner : Les réticences sont simples : les éditeurs ne sont pas certains que le rapport qualité prix du salon soit bon. En clair, les stands sont assez chers, le public rare et les commandes encore plus. Par ailleurs, les services étaient minimums : un bar ridicule avec une queue interminable, pas d'espace créateur digne de ce nom ni de stand de la Maison des auteurs de jeux, aucun salon privé pour permettre des rencontres, etc. Du fait des nombreux absents, ceux qui continuent à venir avec de nombreuses nouveautés ne désemplissent pas, comme Gigamic, Haba ou Ludyk.


3- Le Festival International des Jeux de Cannes approche. Quels sont les jeux que tu attends personnellement ? As-tu un favori pour l'As d'Or ?

 

François Haffner : En fait, j'attends de voir tous les jeux que je n'ai pu voir à Paris, même si les événements sont très différents. Je me garderai bien d'avoir un favori. Mon principal souhait est qu'on arrête enfin d'appeler ce prix de son désuet nom "As d'Or" pour lui donner enfin son vrai nom de "Jeu de l'année", ce qui lui permettra peut-être d'être plus lisible.

 

Merci François pour ta nouvelle participation à Jeuxyannick.

 

Pour découvrir le site de François, cliquez ici !

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 09:00

Ludevent1- Damien, tu es le co-gérant de LudEvent, une société d'évènementiel dans l'univers du Ludique. Peux-tu nous raconter ton parcours personnel ainsi le profil de ton équipe ?

 

Damien : Corrion : Mon parcours est assez atypique : après des études dans le domaine audiovisuel, j’ai travaillé pendant plus de 6 ans pour la ville d’Issy-les-Moulineaux dans le domaine de l’animation ludique. J’ai ensuite dirigé un club de jeu local en Normandie (dont je suis originaire) afin, entre autre, de tester des idées. J’y ai trouvé mon associé, Baptiste Lafosse, avec qui nous avons partagé la même passion, le même goût de l’animation tout en se découvrant mutuellement des qualités complémentaires. Désormais, nous avons créé LudEvent et en sommes les co-gérants. Bien que nous soyons amenés à effectuer tout type de tâche inhérent au développement d’une société, Baptiste est plutôt  notre expert organisationnel, tandis que je suis plus « l’ingénieur ludique ».

2- LudEvent en quelques mots c'est quoi ?

Damien Corrion : Le plus dur va être de ne le faire qu’en quelques mots ! Mais j’aime les défis…LudEvent propose aux entreprises et collectivités des prestations ludiques à travers un outil original : le jeu de société. Les missions que nous remplissons sont aussi diverses que variées. Ainsi, pour notre première année d’activité, nous sommes intervenus, entre autre, dans un centre de formation pour du Team Building, en hôtel d’entreprise pour du Networking, en prison pour socialiser des jeunes délinquants, dans des résidences de retraite pour du maintien de compétence, dans des villes-plages pour animer un public de passage, …


3- On parle beaucoup de retour en force des jeux de société. Confirmes-tu la tendance de ton côté, sachant que tu proposes essentiellement des évènements en direction des entreprises et des associations ?

Damien Corrion : Un retour en force du jeu de société ? J’approuve ! Et c’est peu dire…Voilà environ une petite dizaine d’années qu’il retrouve ses lettres de noblesse, avec des jeux simples, efficaces, modernes, et surtout… fun ! Je crois que l’on vit un nouvel « âge d’or » du jeu de société. Mais au-delà de ça (ou peut-être grâce à ça, justement), je constate que les médias s’intéressent de plus en plus à cette pratique et qu’ils en redécouvrent toutes les valeurs positives qu’il véhicule (convivialité, partage, respect des règles, fair-play, …). La presse, la radio et même la télé s’y intéressent… avec, notamment, une accentuation ces derniers mois. C’est forcément une excellente chose… et à LudEvent, on ne va pas s’en plaindre !


4- Comment opérez-vous votre sélection de jeux chez LudEvent ? Avez-vous mis en place un système de notation ou de catégorisation par critère ?

Damien Corrion : Nous avons en effet mis en place une base de données avec de nombreux jeux sélectionnés pour leur mécanisme ou leur thématique. Nous n’avons pas de système de « notation », car trop subjectif à nos yeux. Mais nous veillons tout de même à n’ajouter que des jeux qui ont potentiel ludique indéniable.


5- Peux-tu nous donner un exemple d'évènement que tu as récemment organisé et qui a eu un impact immédiat au sein de l'entreprise ou de l'association dans laquelle tu l'as organisé ?

 

Damien Corrion : Parce que nous animons nos prestations, et que nous sommes donc en contact direct avec le public, nous ne manquons pas d’anecdotes, d’histoires et d’expériences enrichissantes. Néanmoins, je tâcherai de n’en citer qu’une seule. Nous intervenions dans un centre de formation qui accueillait dix cadres sup’ en recherche d’emploi, dans le cadre d’une formation longue durée destinée à les aider dans leur démarche. Nous devions intervenir le deuxième jour pour permettre aux personnes d’apprendre à se connaitre et de créer un début de groupe, et cela en une matinée. A la fin de la prestation, divisée en trois temps de jeu distincts, nous avons terminé par un tour de table où chacun pouvait s’exprimer sur l’animation. Les retours dépassaient nos espérances : une personne absente le premier jouer, était ravi d’avoir commencé sa formation ainsi, car les jeux lui ont permis d’être directement intégré au groupe. Une autre personne, déjà habitué aux événements d’incentive et de team building, avait apprécié la souplesse et l’efficacité de nos outils. Enfin, tous à travers leurs témoignanes, ont confirmé une meilleure connaissance des uns et des autres tout en ayant passé un agréable moment ensemble. Une expérience qui ne démentira pas cette citation de Platon : « Une heure de jeu vous en apprend plus sur une personne qu’une année de conversation ».

 

Merci Damien pour ta participation à ce blog.

Pour retrouver plus d'informations sur Ludevent : cliquez ici !

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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 09:00

1- Annick Lobet, vous êtes bien connue des cercles de passionnés de jeux de société et vous sortez prochainement votre jeu "Trafffic" aux éditions du Scorpion Masqué. Quel est votre parcours personnel et comment en êtes-vous arrivée à la création ludique ?

 

Annick Lobet : Enfant, je jouais en famille, comme à peu près tout le monde : au Monopoly, 1000 bornes,  petits chevaux, nain jaune, etc... Ca m'arrivait aussi de bidouiller un peu les règles de temps en temps, mais rien de glorieux. Plus tard, j'ai croisé sur mon chemin d'autres jeux comme Scotland Yard, Ambition, Quarto, Awalé,  Carrom, Bluffer, Kahuna...Mais la Caverne d'Ali Baba, je l'ai découverte en 2006, au hasard d'une recherche sur Google qui m'a mené jusqu'à Tric Trac. Alors là, « Whaooouuu ! » , c'était énorme, il existait donc des milliers de jeux qui avaient tous l'air plus intéressants les uns que les autres ! Ça m'a immédiatement donné envie de créer, et ma toute première idée fut... Spacio, un jeu qui allait devenir Trafffic !

 

Il fallait absolument que je trouve un club de jeux près de chez moi pour découvrir tous ces jeux fantastiques et tester mes premiers protos et là, deuxième « Whaooouuu ! » : non seulement, il y avait bien un club à Saint-Malo mais en plus il était initié par un créateur de jeux renommé ! C'est ainsi que je me suis pointé un vendredi soir au Corsaire Ludique et que j'ai fait la connaissance de Roberto et Florence Fraga !

 

Ceci dit, je n'ai pas l'impression d'être « bien connue des cercles de passionnés de jeux », car pour l'instant je n'ai sévi que aux Rencontres du Corsaire Ludique, qui n'est quand même pas le centre du monde ludique (euh, sauf peut-être pour moi ?) même si on y croise un tas de gens intéressants.


2- Pourriez-vous nous expliquer comment vous est venue l'idée de "Trafffic" ? Des souvenirs du passage du permis ? :o)

 

Annick Lobet : Le permis n'a rien a voir là-dedans, en fait. L'idée n'est pas du tout partie du thème, c'est le mécanisme qui m'est venu à l'esprit en premier. A la base, Spacio était un jeu abstrait (euh... quand je revois le proto je me demande comment j'ai réussi à faire jouer Roberto avec ?)

 

ProtoLobet.jpg

 

C'est donc Roberto qui m'a conseillé de donner un thème à ce jeu, et en cherchant un peu, j'ai trouvé que l'idée des voitures sur une route collait plutôt bien avec le mécanisme. Du coup, un nouveau titre, Trafic, s'est imposé.

 

Après différentes versions, la touche finale a été apporté lors des Rencontres du Corsaire Ludique en 2007, au cours d'une partie avec Sébastien Braun qui tenait à l'époque la boutique Au Coin du Jeu, c'est en effet avec lui que nous avons mis au point la règle concernant le déplacement des voitures.


3- Comment avez-vous réussi à vous mettre en contact avec les éditions du Scorpion Masqué ? Pourriez-vous expliquer le parcours que vous avez eu entre la création du jeu et le grand moment du décrochage du contrat d'édition ?

 

Annick Lobet : Je pense que tout ceux qui ont lu le début de l'interview ont déjà compris que mon parcours est très étroitement lié au Corsaire Ludique (encore merci mille fois, Roberto !) et en particulier aux Rencontres qui ont lieu au mois Août, les fameuses GenDécon. Le gros avantage sur ce type de manifestation, c'est que les gens viennent pour s'amuser, les éditeurs sont très disponibles, le contact est facile, c'est un endroit de rêve pour montrer ses protos.

 

En 2007, j'ai fait joué mes jeux à deux belges à sombreros et à un géant spécialisé dans les boites métal, et même si cela ne correspondait pas à leur ligne éditoriale, ils m'ont fait des retours assez positifs qui m'ont convaincu de poursuivre l'aventure.

 

L'année suivante, j'ai donc montré le jeu à Klaus Zoch qui a beaucoup apprécié mais il m'a finalement renvoyé le proto, trop proche de « Triovision », que venait de publier sa société Huch & Friends. J'étais un peu frustrée de découvrir un jeu qui ressemblait au mien même si ce n'était pas la première fois que je constatais que des concepts similaires germaient souvent dans plusieurs esprits au même moment.

 

Entre temps, j'ai aussi essayé de démarcher des éditeurs par mail, mais ce n'est franchement pas évident d'avoir des retours quand les gens ne vous connaissent pas.

 

En 2009, enfin, les québécois ont débarqué à Saint-Malo : j'ai montré Trafic à Christian du Scorpion Masqué, il a bien accroché, il est reparti avec le proto sous le bras et m'a proposé un contrat 4 mois plus tard. (3ème « Whaooouuu ! »). Et je suis vraiment très contente que ce soit lui qui ai finalement édité jeu car le travail qu'il a fait est remarquable.

4- Sur quels types de mécaniques travaillez-vous actuellement ? Votre site présente pas moins de 10 idées de prototypes...Pourriez-vous nous en présenter deux ou trois ?

 

Annick Lobet : En ce moment, j'adore assaisonner mes jeux de bluff, un mécanisme que j'affectionne particulièrement, comme dans Malouins, Makiball ou Coléo qui sont présentés sur mon site.

 

Malouins est l'une de mes créations préférées dans laquelle vous incarnez un armateur  qui possède une entreprise secrète. Vous préparez des courses en vous associant à un ou deux adversaires pour ramener des marchandises, si possible de celles dont votre entreprise a besoin car elles vous rapporteront plus de points. Il faut toutefois rester discret car si un joueur devinait votre activité secrète vous en perdriez tout le bénéfice. Les courses ne sont pas non plus dénuées de danger car il faut savoir s'arrêter avant d'avoir épuisé toutes ses forces et éviter de tomber sur un pirate !

 

Un autre jeu que j'aime beaucoup est Kouilou : là, point de bluff, vous êtes un paysan congolais qui va traverser en pirogue, non sans encombres, un fleuve formé par 5 colonnes de tuiles, pour aller vendre des fruits dans les villages sur l'autre rive. Pour cela, vous pouvez vous frayer un passage au travers des troncs qui descendent la rivière, en retournant des tuiles qui cachent parfois un crocodile ou un pirate (encore un !). Vous pouvez aussi vous laisser porter par le courant, en poussant toute la colonne de tuiles ce qui peut avoir pour effet d'éjecter un adversaire hors du plateau. Kouilou est un jeu fun et tactique dans lequel on prend un malin plaisir à embêter ses adversaires.

 

Mais en réalité, les jeux sur lesquels je travaille en ce moment ne sont pas encore sur mon site. En effet, les jeux que j'y décris sont en principe déjà réglés et presque tous en test chez des éditeurs... même si, pour l'instant, aucun n'a débouché sur un nouveau contrat.

 

5- Enfin, comme c'est la nouvelle année, quels sont vos meilleurs souvenirs ludiques de 2010 ? Quels sont les jeux qui ont le plus retenu votre attention ?

 

Annick Lobet : Mon meilleur souvenir ludique : hummm, j'ai le droit de citer les Rencontres du Corsaire Ludique à Dinard ? Un grand moment : 5 jours de pur bonheur ludique, sans compter les dizaines d'heures passées à préparer cet événement dont on se réjouit à l'avance !

Mes jeux préférés de l'année  : Jaipur, Tikal II, Linq, 7 Wonders, l'Île Interdite, le Fictionnaire et avec mes enfants : Cache Moutons et A la carte, mais j'en oublie certainement !

 

Merci Annick pour votre participation à ce blog.

Pour retrouver toutes les créations ludiques d'Annick Lobet, vous pouvez cliquer ici : cliquez ici !

 

Si vous aussi vous voulez faire parler de vos jeux nouvellement créés, une seule adresse : contact.jeuxyannick@gmail.com

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